self defense neurocombat
 

Self-défense "professionnelle" et self-défense "civile"

 

Les métiers de la sécurité, du gardiennage et du maintien de l'ordre sont déclarés statutairement dangereux. A ce titre, ces filières professionnelles disposent en toute logique, et en toute éthique, des dernières avancées dans le domaine de la self-défense (qualifiée souvent de self-défense "professionnelle", ou en abrégé de "self pro").

Toutefois, lorsqu'on analyse la manière dont se développe la prédation urbaine, on constate que le plus grand effectif des gens qui se font séquestrer, violer, torturer, fracturer les os de la face, lacérer au cutter ou débiter en morceaux dans des congélateurs chaque mois sur le territoire français appartient au contingent des "civils normaux", pas à celui des "opérationnels".

La situation actuelle de professionnalisation de la défense débouche spontanément sur 3 séries de logiques paradoxales :


 

 

self-defense pro Le civil se détache sur le fond de la "self-pro" comme un "non-professionnel" donc comme un "amateur en self-défense". Si l'on exclut les techniques professionnelles strictes (menottage, escorte, bâton tonfa et matraque, contrôle et arrestation), cette distinction est aussi grotesque que la note sur les emballages de certaines marques de brosses à dents précisant la mention "professionnel", ou "expert". Vous connaissez des amateurs dans le brossage de leurs dents ? Le drame direct de ce cloisonnement des compétences est que, dans l'immense majorité des cas, ces civils et citoyens anonymes doivent se rabattre sur des méthodes de self défense dérivées des arts martiaux traditionnels. Ces méthodes, comme nous le démontrons ailleurs dans le présent site, sont forcément incomplètes, souvent inopérantes, parfois même dangereuses pour le pratiquant.

 

sécurité personnelle La tendance inflationniste de la professionnalisation de la sécurité tend à occulter le fait que Le citoyen est responsable de sa propre sécurité, sauf dans le cas où il embauche un garde du corps. Lorsqu'il attend de se faire protéger par les autres, l'individu se déresponsabilise des actes préventifs impliqués dans sa propre sécurité. Ce mode de pensée le conduit à ne pas s'intéresser aux mécanismes de la violence d'une part, et à ne prendre aucune précaution pour en prévenir l'émergence d'autre part. Or il se trouve que ces deux paramètres font partie des pires facteurs aggravants en ce qui concerne le risque de se faire effectivement attaquer.

 

self-defense information La sécurité pro s'auto-sécurise, si l'on peut dire... Disposant de très nombreux points de comparaison avec les productions Anglo-Saxonnes sur le même thème, nous avons constaté au fil de nos recherches une tendance à la rétention chronique d'information explicite dans la documentation spécialisée francophone.



Tableau comparatif des modèles d'application des deux types d'approches
 
 
Cadre de la self-défense " pro"
Cadre de la self-défense " civile"
 
Un citoyen en état d'infraction et un représentant de la loi (un "malfrat" et un "pro").
Citoyens en conflit (agression), ou prédateur(s) et victime(s) (prédation).
Cadre pénal en faveur du pro, a priori.
Cadre pénal applicable pour les deux parties de manière équivalente. Preuve de l'agression à apporter par la victime.
Défenseur (pro) généralement armé (matraque, gaz), parfois protégé avec des pièces d'armure mousses ou en coques plastiques.
Agresseur(s) généralement armé(s), et défenseur ("civil") désarmé.
Défenseurs (pros) généralement en nombre, en armes, et en force supérieure.
Force agressive généralement supérieure en force, et / ou en nombre, et / en armes (voir tout en même temps, dans le pire cas de figure!).
Vigilance des "pros" concernant l'éventualité de l'événement violent (l'esprit y est préparé, et sera capable de réagir si cela se produit).
Embuscade, prise au dépourvu de la victime, et attaque surprise, provoquent la stupeur, le déni, et la terreur chez le défenseur (blocage psychologique et émotionnel).
Préparation des défenseurs (entraînement et expérience des "pros").
Préparation de l'attaquant (expérience acquise dans la rue de "ce qui marche", et de "ce qui ne marche pas"), et incompétence générale des défenseurs civils à se protéger efficacement.

Techniques généralement dérivées des systèmes de combat rapproché militaires (Krav Maga) ou dérivées de systèmes guerriers très peu modifiés (Silat).

Existence de méthodes complètes, modernisées, spécialisées, et faisant l'objet de recherches actuelles par des spécialistes sérieux.

Techniques généralement empruntées aux arts martiaux et sports de combat, et enseignées par des Professeurs de Karaté, Aïkido, Kung Fu, Judo, Boxe(s), etc....


Lacune alarmante dans l'adaptation fonctionnelle et contemporaine des techniques en question (Il existe encore actuellement des mouvements enseignés par les cursus traditionnels, qui étaient conçus à la base pour désarçonner des cavaliers, ou pour dévier un coup de sabre...).

Postulat qu'il existe une distance et que l'on peut la contrôler (code vert, orange, rouge...). La vigilance et l'entraînement rendent relativement plausible le contrôle de cette distance.
Raccourcissement de la distance au moyen du dialogue, de la ruse, ou de la menace verbale (attaque "dans ta face"). Le contrôle de la distance par le défenseur est très incertain, sinon impossible.
 

 

Retour Accueil Neurocombat